Fouad Bouddine
Artiste peintre plasticien · Casablanca, Maroc
Fouad Bouddine — aussi orthographié Fouad Boudine.
Artiste autodidacte, né en 1985 à El Jadida - Maroc -
Ingénieur de formation, génie civil à l'École des Mines d'Alès, puis l'École polytechnique fédérale de Lausanne.
J'utilise cette grammaire en atelier : science des matériaux, chimie, géologie.
Mes œuvres interrogent les continuités entre art, culture et sciences.
Explorateur des matières et des gestes : acrylique et huile, perlite, pigments naturels, aérosol, encre et résine, sur toile, métal, bois, cuivre et cuir.
Collections
- Lines — 20 œuvres. La collection "Lines" explore le trait comme métaphore du vivant. Libres, spontanées et parfois aléatoires, les lignes se croisent, s’entrelacent et se transforment pour créer des compositions organiques, évoquant le mouvement, les rencontres et la complexité de la vie.
- Mizan — 11 œuvres. Il y a, dans chaque pièce de cette collection, une seconde qu'il faut attendre.
Ce sont des mobiles et des œuvres cinétiques : rien n'y est posé, tout y est réglé. Mizan, en arabe, c'est la balance: l'instrument, et l'équilibre qu'il mesure. Quelques grammes de trop, l'ensemble s'affaisse ; quelques grammes de moins, plus rien ne tourne.
Chaque élément tourne à sa vitesse, sur son axe, sans se soucier des autres. Ils se croisent, se décalent, se manquent. Et puis, à un moment que personne n'a fixé, ils s'alignent, une seconde, parfois deux. Puis cela recommence, jamais tout à fait pareil.
- Chams Al Achiya — 40 œuvres. « Le soleil de l'après-midi » est composé de 35 toiles de différentes tailles, juxtaposées pour former un ensemble de 10 m de large et 2,3 m de haut. Le fleuve d'or est schématisé par près de 40 000 trait indépendants, des symphonies universelles en noir, chacune étant une note unique.
- Ward — 5 œuvres. Il y a, dans chaque pièce de cette collection, une roseraie sans saison, qui fleurit autrement à chaque pas.
Ward, ce sont les roses. La série des Chorégraphies chromatiques en est le premier massif : des milliers de pétales de cuivre, relevés un à un sur la toile tendue. À mesure que l'on tourne autour des pièces, les couleurs changent, se répondent, s'éclipsent. Aucun pigment ne change : c'est la lumière qui se déplace.
- Opsis — 28 œuvres. Il y a, dans chaque pièce de cette collection, une illusion optique.
Opsis, en grec, c'est l'apparence — la racine du mot « optique ». Une symphonie visuelle. La collection est reconnaissable à l'accord entre le solaire, le végétal et la passion : les traits rouges, droits, parfois tranchants, s'imposent comme des pulsations de feu sur le jaune solaire — une force continue mais indomptable. Ils avancent, ils se plient, ils sortent du cadre.
- Sillage — 9 œuvres. Il y a, dans chaque pièce de cette collection, le souvenir d'un passage.
Trois ors, et rien d'autre : le rose du cuivre, le jaune du laiton, le blanc du maillechort. La feuille est poussée par l'envers jusqu'à ce qu'elle cède ; autour, les plis rayonnent jusqu'aux bords et s'arrêtent.
Le métal n'oublie pas.
- Madda — 8 œuvres. Il y a, dans chaque pièce de cette collection, une main qui s'est arrêtée là.
Madda, en arabe, c'est la matière. Ici elle n'est pas un support, elle est le sujet : cuir, perlite, pigments, terres — étalés, balayés, repris jusqu'à ce qu'ils gardent. Des œuvres entre peinture et sculpture, et les premières de toutes. Tout ce qui a suivi est sorti de là.
Une surface onctueuse et pourtant figée. Le geste est parti ; sa trace est restée.
Distinctions
- Médaille de l'Académie Française des Arts, Lettres et Sciences — Octobre 2023
Expositions
- Université Mohammed VI Polytechnique — 2026, Benguerir, Maroc
- UM6P — 2025, Casablanca, Maroc
- Policy Center — 2024, Rabat, Maroc
- Musée de la Mosquée Hassan II — 2022, Casablanca, Maroc
- Centre culturel d'Anfa — 2022, Casablanca, Maroc
- World Art Gallery — 2022, Casablanca, Maroc